TUEURS EN SERIE - LA MAISON DE L HORREUR - 2020 - WEB FLAC 16BIT 44.1khz EICHBAUM

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Mots clés Flac (16 bit) Politique/Société
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TUEURS EN SERIE - LA MAISON DE L HORREUR



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Title: LA MAISON DE L HORREUR
Year Of Release: 2020
Genre: TUEURS EN SERIE
DURATION: 01:37:07
TRACKS: 2
FILE FORMAT:FLAC.16BITS
QUALITY: LOSSLESS
TAILLE : 413,31 MB
FICHIERS : 4




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1. Parcast Network - “La Maison de l’Horreur” - Fred et Rose West (1/2)[53:02]
2. Parcast Network - “La Maison de l’Horreur” - Fred et Rose West (2/2)[44:05]




n habitant de Gloucester âgé de 52 ans vient d'être inculpé pour meurtres de femmes inconnues.» Inutile d'insister. Le détective superintendant John Bennett n'en dira pas plus. A toute (timide) question il oppose un «No comment» courtois et définitif. C'est la loi: en Grande-Bretagne, tout prévenu a droit à un «procès équitable», et, pour ne pas risquer d'influencer les futurs jurés, dès le début d'une enquête le secret de l'instruction a des allures de secret d'Etat. Le nom de l'accusé n'est même pas prononcé...
Le principe est parfait. La réalité, elle, a une toute autre allure, en cette mi-mars à Gloucester, petite ville historique et charmante du sud-ouest de l'Angleterre. Chaque jour, une centaine de «curieux» campent devant le «25 Cromwell Street», un modeste pavillon dans lequel, depuis maintenant deux semaines, la police ne cesse de découvrir des ossements de jeunes femmes. Chaque jour, tous les citoyens (et éventuels jurés...) du Royaume-Uni découvrent à la Une de leurs «tabloids» (journaux populaires) des titres fracassants - «La Maison de l'horreur, repaire d'orgies sexuelles», «La Vie secrète de l'épouse de l'horreur» - et mille détails aussi horribles qu'invérifiables sur la vie de Fred West (le «mystérieux» accusé), de sa femme, de ses enfants et de ses supposées victimes. La vérité dans ce fatras? Difficile à cerner.
Impossible de savoir avec précision, par exemple, pourquoi la police a eu l'idée, le 25 février dernier, d'aller creuser la courette-jardinet de Frederick West, un artisan bricoleur marié, père de famille nombreuse - il a officiellement 10 enfants - jusque-là considéré comme un honnête travailleur, toujours occupé à agrandir, à embellir sa maison. «Une information recueillie par un policier», répond très officiellement Colin Handy, porte-parole de la police. Une autre explication court les rues de Gloucester. L'une des filles de Fred West se serait, il y a dix-huit mois, plainte d'avoir été violée par son père, avec la complicité de sa mère, Rosie West. Mais personne (en Grande-Bretagne) n'a le droit de l'écrire. L'accusé doit arriver «vierge» au procès: il est donc interdit d'évoquer ses antécédents judiciaires. Chacun, pourtant, suppose que la fille violée, qui a finalement refusé d'aller au tribunal, aurait laissé entendre qu'elle ne voulait pas finir enterrée au fond du jardin, comme sa grande soeur Heather...
Au fond du jardin, les pelles des policiers ont effectivement exhumé les ossements de Heather, disparue en 1987 à l'âge de 16 ans («Enfuie avec une lesbienne en jupe bleue», assurait son père), puis ceux de Shirley Ann Robinson, 18 ans, disparue en 1978, enceinte de sept mois (de Fred West, assurent les tabloids). Puis, à l'aide de leur magique «tondeuse à gazon» (un détecteur de mines datant de la guerre des Malouines), les policiers ont, sous les briques, sous des mètres de béton, extirpé, à ce jour, les restes de 7 autres jeunes filles. Dont on ne sait rien. C'est le Pr Bernard Knight, amateur de P. D. James et auteur de romans policiers à ses heures, qui est chargé de reconstituer - à coups de recherches d'ADN et de reconstruction plastique - le profil de ces jeunes disparues.
Shirley Ann Robinson en est peut-être le portrait-robot: un peu paumée, un peu marginale, elle avait taillé la route pour fuir une famille pauvre et sûrement asphyxiante. Une étape la mène au 25 Cromwell Street, où Fred West ne cesse d'aménager des chambrettes «Bed and Breakfast», qu'il loue à des prix sans concurrence - 5 livres (moins de 50 F) la semaine - aux jeunes filles en déroute. Elles vont et viennent. Détail épouvantable: la police croit avoir retrouvé 5 familles dont les filles de 16 ou 20 ans ont échoué il y a dix ou quinze ans à Cromwell Street. Personne n'avait déclaré leur disparition. Aujourd'hui, à Londres, le service des personnes disparues est submergé d'appels de familles demandant (enfin!) ce qu'est devenue leur fille. Et le «super-flic» John Bennett quitte un peu sa réserve pour adjurer les fugueuses de téléphoner à la maison, «même si elles ne veulent pas rentrer», pour, au moins, désencombrer le service de recherches.
«VINGT ANS DE BOULOT FOUTU!»
Reste à savoir qui est Fred West, le logeur bricoleur, éventuellement violeur tueur. Ce n'est pas la police qui aidera («No comment»). Ni sa comparution devant les magistrats de Gloucester, vendredi 11 mars. Pull jacquard, blouson-gilet matelassé, il a des cheveux bruns et frisés, un teint mat, des yeux sombres. Et une bonne tête de prolo. Le genre à glisser un numéro de charme en réparant le lavabo.
Un bruit non confirmé («No comment») assure que, la semaine dernière, la police l'a ramené chez lui pour probablement repérer ses ultimes tombes, dissimulées derrière les carreaux de la salle de bains. Ou ailleurs. A la vue des excavatrices qui ont défoncé son jardinet, il se serait simplement exclamé: «Vingt ans de boulot foutu!» Plausible.
Ce n'est pas dans son village natal, Much Marcle, tout près de Gloucester, qu'on en apprendra plus. «A la première question, je sors le fusil», jure le patron de l'unique pub de ce patelin de 600 habitants, tous cultivateurs (houblon, pomme à cidre). Peut-être, pourtant, au-delà de la beauté absolue du paysage - patchwork de champs cernés d'épaisses haies d'aubépines - on imagine: une famille d'ouvriers agricoles, misère, promiscuité, peu de structures mentales. Le jeune Fred part chercher fortune en Ecosse, revient sans fortune, mais avec une épouse et deux gosses, puis s'installe à Gloucester. Là, il croise Rosemary, 15 ans. Justement, Catherine, l'épouse écossaise, décide de rentrer à Glasgow. C'est ce qu'il dit. Personne ne la reverra jamais. La police pense que le cadavre de Catherine est enfoui dans un champ de Much Marcle. Quelque temps après, West affirmera également que sa fille Charmaine, 12 ans, a décidé d'aller vivre en Ecosse avec sa mère. Personne n'a jamais revu Charmaine. On cherche aussi son corps dans le champ de Much Marcle.
Fred et sa nouvelle épouse, Rosie, feront 8 enfants. Détail: 3 d'entre eux sont métis. Et, comme tous les tabloids achètent aujourd'hui les témoignages
à prix d'or, les confidences affluent: «25 Cromwell Street était rempli de photos et de films pornos. Rosie draguait - de préférence des Noirs - pour l'argent et/ou pour le plaisir, avec la complicité active de Fred, qui, lui, séduisait ses pensionnaires et ses filles», affirment amis, beaux-frères, anciennes pensionnaires, petits amis des filles... Allez trier. Des photos montrent l'intérieur des West, confondant de faux chic, avec un bar étincelant de chromes, des lits à baldaquin fermés de rideaux à dentelle... Et, assis au milieu de leur flopée de gosses, Fred rayonnant et Rosie, l'air d'une institutrice avec ses cheveux courts et ses lunettes cerclées d'écaille.
Où est passé le sacro-saint secret de l'instruction? Le «chief constable» Tony Butler et l'avocat de West, Howard Ogden, rappellent solennellement que de tels excès pourraient faire annuler le procès... Sauf que, face à un crime si saignant, aucune structure légale n'endigue la curiosité des lecteurs. Donc celle des journaux.
Car effectivement on cauchemarde. Donc on a une faim (macabre? malsaine?) de savoir. Fred et Rosie sont-ils complices? Rosie est pour l'instant en liberté sous caution. Pour qu'elle parle? Fred et Rosie sont-ils un couple maléfique, comme Ian Brady et Myra Hindley, qui, dans les années 60, cueillaient à la sortie des écoles des enfants de 12 ans qu'ils torturaient avant de les enterrer dans la lande de Manchester? Rosie a-t-elle pu ignorer que le sol de sa cave et de son jardin était tapissé de cadavres? Pourquoi tous les ossements exhumés jusqu'à maintenant datent-ils de plus de sept ans? Fred a-t-il arrêté de tuer après avoir assassiné sa fille Heather?
Le procès, qui se tiendra probablement d'ici à la fin de l'année, répondra peut-être à quelques-unes de ces épouvantables questions. D'autres, en revanche, resteront sans réponse. Celle-ci, notamment: comment a-t-il été possible que, pendant vingt ans, dans la petite rue calme d'une petite ville dominée par sa seule cathédrale (XIVe siècle), une dizaine, ou plus, de jeunes filles aient pu être séduites, tuées, enterrées sans que personne s'en aperçoive? Seules (petites) certitudes: la plaque en faux fer forgé faux chic «25 Cromwell Street» qui ornait la «maison de l'horreur» a été enlevée par la police la semaine dernière, de peur que des collectionneurs au goût sûr ne se l'approprient. Et Cromwell Street sera un jour rebaptisée. Comme toutes les rues de Londres où Jack l'Eventreur a sévi en 1880. Comme Rellington Place, où, en 1953, la police découvrit 7 cadavres de femmes assassinées par Reginald Christie, un ancien policier nécrophile. Christie fut pendu. Détail atroce: l'un de ses locataires, Timothy Evans, l'avait déjà été pour le même crime! Avant d'être réhabilité post mortem. L'Angleterre y perdit la peine de mort. Mais, Gloucester le prouve, pas le privilège des romans policiers d'épouvante.



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